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Assouplissement de la carte scolaire
par curudin, le 1 Décembre 2009 à 17:24Le collège où je fais mon stage se trouve dans un quartier plutôt résidentiel et calme. Pourtant on y retrouve beaucoup d'élèves très agités et perturbateurs. Comment expliquer ce paradoxe?
Tout simplement par l'assouplissement de la carte scolaire qui a entraîné un "phénomène d'évitement" de ce collège par les parents des élèves plus calmes (qui en général sont parmi les meilleurs élèves). Résultat : les conditions d'enseignement se dégradent, la réputation du collège en pâtit et on entre ainsi dans un cercle vicieux qui à terme risque de ghettoiser ce collège.
L'assouplissement de la carte scolaire n'aura donc eu pour effet que de séparer les collèges selon leur réputation en renforçant celle-ci et en créant ainsi des zones d'enseignement à plusieurs vitesses.
Comment dans ces conditions peut-on proposer aux élèves un enseignement équivalent et des chances de réussites équivalentes ?
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Tags : eleves, assouplissement, college, scolaire, carte
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Commentaires
1JM2 Décembre 2009 à 09:03Déjà à l'époque de mon entrée dans ce collège, c'était comme ça. Beaucoup de personnes ne voulaient pas mettre leur progéniture dans cet établissement.
3Solal16 Décembre 2009 à 12:03Les questions à se poser ne sont-elles pas:
- les élèves qui sont partis n'ont-ils pas quelque chose à y gagner ? (le but d'un élève étant de faire une bonne scolarité, pas de remonter le niveau des autres et de se "sacrifier" pour qu'il y ait un certain quota d'élèves agréables par classe).
- les élèves difficiles qui restent ont-ils quelque chose à perdre si les "bons" s'en vont?
J'étais un "bon" élève contraint par la carte scolaire à fréquenter un collège superpourri de ZEP... j'en ai peut-être tiré quelque chose sur le plan humain, ça m'a appris à me débrouiller dans un milieu pas facile où lunettes+livre=t'es un gros bouffon. Mais je pense que la suite au lycée aurait été moins traumatisante si j'avais eu le choix d'aller dans un collège moins hard (et franchement, les racailles qui ont été au collège avec moi, vu ce qu'ils sont devenus aujourd'hui, je te confirme que ma présence et celles des quelques autres bons éléments ne leur a rien apporté...).
Kestenpense?Pour un bon élève, être scolarisé en ZEP ou dans un collège plus calme change du point de vue humain mais du point de vue scolaire, il réussira de toutes façons où qu'il aille.
Par contre pour des élèves "moyens" qui peuvent être influençables, je reste persuadé que la présence de bon élèves les tire vers le haut alors que s'ils deviennent eux-mêmes les meilleurs élèves de la classe ils auront tendance à se laisser emporter par les autres et à laisser tomber. C'est dommage pour ces élèves-là en particulier.
Bien sûr, les pires élèves du point de vue comportement et travail échoueront de toutes façons mais comme dit, ce n'est pas eux les élèves visés.5solal17 Décembre 2009 à 12:20Merci pour ta réaction...Sur le 1er point, je suis un peu dubitatif car les conditions font que à la longue tu peux être démotivé de bien bosser. Et ensuite, même en s'accrochant et en restant bon dans cet environnement, après c'est une sacrée douche froide quand tu te retrouves avec les vrais bons des bons établissements (ce qui a été mon cas) et là t'as intérêt à t'accrocher. Sur le 2, d'acc avec le diagnostique : des élèves moyens mais avec du potentiel, peuvent être très influençables et se laisser entraîner vers le bas par des glandeurs et c'est important qu'ils se frottent à de bons éléments. Mais dans ce cas, pourquoi les dissuader justement d'aller dans des établissements où leurs fréquentations et l'environnement pédagogique leur assureront plus de chances d'être tirés vers le haut? Cela n'exclut pas bien sûr, parallèlement, de faire un effort important sur les catégories d'élèves qui sont en bas du tableau, mais de façon adaptée, dosée pour leur capacité de concentration et de vie en collectivité ^^ Si je comprends l'enjeu collectif (la mixité sociale, etc...), au niveau individuel je comprends tout à fait qu'en tant que parent tu souhaites donner le maximum de chances à ton enfant. Un peu comme pour le logement : tout le monde veut de la mixité sociale dans les cités, mais dès que tu as un peu réussi à t'en sortir, tu n'as qu'une envie : ne plus y habiter ...
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